J’aime tellement les surprises…
Mais je ne suis décidement pas surprise.
Se confier, se raconter, quand tout va bien, ça attire les foules, ça fait marrer même parfois. Stupèfiant cette culture du » Je suis là, je serai toujours là pour toi » avec laquelle on fraternise, on pactise comme avec un doux diable qui nous enflammera un matin pluvieux. Etonnante culture de l’approche qui prend dans ses tentacules comme une algue molle engloutie par la pieuvre du besoin d’attention. Alors on plonge, on se laisse digèrer tout doucement, tout le temps, et on plonge encore à travers les algues molles qui virvoltent autour de la pieuvre aux attentions.

Quand une confidence de trop, envoie la bête machouiller d’autres algues, on étire les bras pour la garder encore, on tente une danse ridicule d’algue pourrie qui ne fait qu’aggraver la sensation de noyade, douce noyade, eau dans les branches, salée au goût de larmes inachevées, corps maudit, corps flètri, rigolade des pieuvres aux attentions, bingo, celle-là j’la boufferai plus ….
Alors on quitte le fond tout sombre, on deploie les membres engourdis par la noyade, et on remonte à la surface, tenter de croiser un crabe, ça pique directement un crabe, au moins c’est sans suprise !
Et d’un grand élan de branches déployées, on se met à nue, encore et encore …nue.
Tout est décidement sans surprise ! Mais si tentant malgré tout …
Et pendant ce temps, Marka chante Caroline …